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Vaut-il encore la peine d’investir son temps et son argent à l’université ?

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Publié dans le Guardian, l’article « Is a university education still worth the thime and money ? » nous explique l’état actuel des systèmes universitaires européens.

diplomes universitairePartout en Europe, les jeunes se posent les mêmes questions : 3, 4, 5 ans de formation universitaire à payer en temps et en argent pour une issue incertaine ou tenter sa chance sans diplômes ?

En Italie par exemple, de nombreux étudiants aujourd’hui laissent de côté leurs études pour tenter leur chance autrement. En effet, en Italie avec la crise économique et l’état actuel du système universitaire italien, de nombreux jeunes ne croient pas qu’un diplôme pourra leur assurer un travail à l’avenir.

D’ailleurs, une récente étude a montrée que moins de 60% des bacheliers italiens intègrent une université en Italie, le taux le plus bas depuis plus de 30ans.

Il faut dire aussi que dans les pays comme l’Italie ou au Royaume-Uni par exemple, les jeunes  doivent faire face à un réel investissement financier pour se payer leurs études. Au Royaume-Uni un étudiant paye en moyenne 9000£ pour une année universitaire et à peut près 3000€ en Italie.

Les salaires à l’embauche des jeunes diplômés ne sont plus aussi bien payés qu’avant en Europe et même si un diplôme universitaire est une très bonne arme pour lutter contre le chômage, les 25-29ans diplômés en Europe ont vus leur taux de chômage augmenter de 7% à 9.2% en 3 ans. Les jeunes non-diplômés sont passés quant à eux à un taux de chômage de 16.1% à 24.3% dans la même période.

Toujours en Italie, les jeunes étudiants doivent aussi faire face au très mauvais positionnement des universités italiennes, considérées parmi les plus mauvaises d’Europe, où seulement 76.6% des diplômés trouvent du travail quand la moyenne européenne est de 82.3%.

Même constat en France qu’en Italie, où les étudiants commencent des études et réalisent par la suite leur faible compétitivité sur le marché du travail avec le diplôme qu’ils vont obtenir. En France où la licence est généralement de basse qualité et peu reconnue, un grand nombre d’étudiants ne finissent pas leur cursus. En France, 48% des étudiants ne vont pas en deuxième année lors de leur entrée à l’Université et 38% seulement des entrants finiront le cursus jusqu’au bout (45% en Italie).

En Europe et partout dans le monde, le nombre d’étudiant explose ( 50 millions en 1980, 170 millions en 2009) avec la modernisation et le développement de nombreux pays. Les jeunes diplômés se retrouvent généralement face à une forte concurrence, surtout sur le marché international.

Alors, de plus en plus, les jeunes étudiants s’orientent vers d’autres voies pour leur formation. Ils fuient le système universitaire pour se concentrer sur des formations professionnelles ou des écoles spécialisées, loin des licences et cursus généralistes de l’université. On le voit en France avec le système des grandes écoles par exemple.

cursus universitaire

Alors est-ce que l’université vaut-elle encore la peine? Les étudiants anglais répondent oui à cette question et ce malgré l’augmentation de tous les frais d’entrée à l’université en Grande-Bretagne.

Même si le nombre d’inscriptions à l’université diminue légèrement chaque année dans les pays européens (moins 45 000 l’année dernière en Europe), le rythme des inscriptions aux universités européennes est soutenu par les candidats venant des pays émergents (Brésil, asie du sud-est, afrique, moyen-orient).

Le système universitaire européen reste assez compétitif dans l’ensemble avec de très bonnes universités mais une refonte semble s’imposer dans les décennies à venir si les universitaires européens veulent encore avoir la chance d’obtenir un diplôme qui ait de la valeur au bout de leurs études.

 

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