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Interview : Un webmaster nomade

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Travailler à l’étranger peut se faire sous plusieurs formes. Zoom sur un webmaster nomade et le projet Kalagan.

kalagan
Si travailler à l’étranger vous intéresse, vous êtes peut-être déjà tombé sur le site du projet Kalagan. Sur ce site, vous pouvez trouver tout un tas d’informations sur le travail à l’étranger et la vie à l’étranger en général. Pour en savoir un peu plus sur ce projet et sur le mode de vie de ce nomade digital, je lui ai posé quelques questions :

 

Bonjour, tout d’abord, pourriez-vous vous présenter ? En quoi consiste le projet Kalagan ?

C’est en lisant sur internet des blogueurs de voyage,reporters et autres entrepreneurs nomades que je me suis aperçu que de nos jours, il était possible d’être géographiquement libre. J’avais d’ailleurs lu un sondage où plus de 100 américains, « location independants« , répondaient à des questions concernant leur mobilité, leur activité professionnel, leur type de logement… C’est le but du Projet Kalagan : exercer mes activités sur internet tout en travaillant depuis l’étranger et voyager. Pour cela, il me fallait passer par 2 étapes primordiales. La première : me séparer de mes affaires pour ne vivre qu’avec un sac à dos; la deuxième : avoir un chiffre d’affaire assez conséquent pour pouvoir vivre des mes activités sur internet. Le projet Kalagan est donc une aventure, celle d’une étape de ma vie, mélant entreprenariat sur internet et voyage.

 

Comment êtes-vous parvenu à vivre de vos activités ? Quel est le secret ?

Je suis auto-entrepreneur sur mon blog voyage, associé d’une SARL pour laquelle je travaille en tant que webmaster sur divers sites internet et co-fondateur d’une association qui édite un site internet traitant de tourisme responsable. Je ne gagne pas des mille et des cents, un peu moins que le SMIC, et j’ai un mode de vie très économique. Mes revenus varient cependant selon mes activités, les saisons, les contrats, … J’ai aussi appris à n’acheter que très peu d’objets neufs, à manger pour pas cher, à ne prendre que les transports en communs, à utiliser le covoiturage, à vivre en colocation… D’autre part, lorsque j’ai par exemple voyagé au Kenya et participé à un programme de volontariat dans un orphelinat à Nairobi, j’ai dû dépenser en tout et pour tout 200 euros dans le mois. Être nomade revient parfois moins cher que d’être sédentaire.

 

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans toutes ces expériences ?

Je suis titulaire d’un master E-Services, en informatique et travaille sur internet depuis bientôt 10 ans. C’est un métier qui me plaît et j’aime me lancer régulièrement des nouveaux défis. Avec mon blog, je commence à devenir auteur et journaliste, et prend de plus en plus plaisir à écrire pour raconter mes aventures. Il faut dire que le voyage donne de l’inspiration. Les expériences qui m’attendent aux quatres coins du monde en sont les leviers. J’ai aussi développé, malgré mes piètres résultats scolaires, un amour pour les langues étrangères. Maintenant que je parle correctement anglais, je m’attaque à l’espagnol lors de mon prochain voyage en Amérique latine.

 

Votre mode de vie/travail nécessite-t-il une mentalité particulières? Quelles sont les qualités pour réussir ?

Je suis minimaliste, c’est à dire que je vis avec très peu d’objets. Je ne dois donc ni les acheter, ni les stocker, ni les transporter… J’ai mis un peu près un an à me séparer de la plupart de mes possessions matérielles. J’ai tout de même entreposer quelques souvenirs chez mes parents où j’y ai établi mon « musée« . C’est au début un peu dur et on a l’impression de se « sacrifier pour la légèreté« . Mais une fois qu’on s’aperçois de tout ce que le minimalisme apporte, on se sent vraiment libéré. Je ressens aujourd’hui les habitudes consuméristes de mes amis, ou dans ma famille, comme absurde. D’autres qualités, spécifiques aux entrepreneurs, sont essentielles pour réussir : être travailleur, organisé, se lever tôt, être déterminé, courageux, avoir le goût du risque…

 

Quelle est la finalité du projet Kalagan? A quoi peut-on s’attendre pour le futur ?

Voici une question piège à laquelle il me sera difficile de répondre ! En participant à des discussions dans des forums ou sur des blogs, on s’aperçoit que de nombreux voyageurs nomades, après avoir bourlingué quelques années, se rangent et redeviennent sédentaires. Mon rêve serait de pouvoir être semi-sédentaire, ou semi-nomade, de vivre 6 mois à la campagne – pourquoi pas dans un éco-village, une colocation décroissante ou au bord d’une plage en Thaïlande – puis voyager pendant les 6 autres mois de l’année. J’ai aussi appris à vivre au jour le jour et à ne plus me poser ce genre de question pour ne plus être dépendant du futur. En tout cas, tant que mes activités sur internet me permettent de vivre comme un aventurier, je continuerai à voyager, à passer quelques mois dans une ville, puis quelques semaines dans une autre. Le projet Kalagan est en réalité un mode de vie auquel j’aspire depuis toujours. Il évolue pourtant au fur à mesure que les années passent. Qui vivra verra !

 

Kalagan, Webmaster, Ingénieur E-Services et blogueur nomade

 

Voilà, j’espère que ces réponses vous ont apporté des informations utiles sur le mode de vie à l’étranger d’un expatrié. Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser ici !

Un commentaire

  1. Merci bien Eric pour cet interview. C’est toujours un plaisir de partager mes expériences sur internet. J’espère que mon histoire donnera envie à des entrepreneursd’exercer leurs activités depuis l’étranger.

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