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La cuisine pour travailler à l’étranger : de l’Australie aux Etats-Unis



La cuisine, un secteur d’activité qui peut facilement devenir un passeport pour l’international !

Interview d’un jeune cuisinier français parti tenter sa chance à l’étranger.

Si votre rêve est de travailler à l’étranger, le métier de cuisinier peut être une solution très tentante pour voyager souvent et faire de nombreuses expériences avec l’assurance de travailler où que vous alliez.

La cuisine pour travailler à l'étranger : de l'Australie aux Etats-Unis

Pour en savoir plus, voici Jérémy, un cuisinier français qui tente sa chance à l’étranger :

Bonjour Jérémy, peux-tu te présenter un peu, d’où viens-tu et quel est ton parcours?

Bonjour Eric, je viens de Montpellier où après un bac scientifique j’ai décidé de choisir la voie de l’apprentissage en cuisine. J’ai choisi cette possibilité pour deux raisons. La première était la passion de la cuisine, je me suis trouvé une vraie vocation pour cet art depuis mon plus jeune âge. La deuxième était la formidable chance de pouvoir voyager dans le monde tout en travaillant sans même savoir parler un mot d’anglais ( mon cas a l’époque ).

J’ai commencé au jardin des sens ( 3 star Michelin ), ou je suis resté 3 ans pour y finir chef de parti poisson. Je me suis ensuite envolé pour Paris, avec l’envie de découvrir les luxueux palaces parisiens, ces paradis des chefs cuisiniers car cela représente l’élite pour notre métier.

J’ai travaillé au Plaza Athénée, Bristol puis au Meurice en l’espace d’un an et demi. De là, j’ai enchaîné sur Dubaï pour le groupe Alleno ( 3eme groupe français de restaurant gastronomique dont le chef Yannick Alleno est triplement étoilé ) où je suis resté 4 mois en tant que sous chef pour l’Hotel One and Only The Palm. Mon envie de voyage s’est ensuite amplifiée et j’ai voulu découvrir l’Australie …

J’ai signé pour le groupe Sofitel Australia en tant que sous chef de cuisine ou j’ai pu travaillé a Brisbane, Sydney, Melbourne …

Tu travailles donc maintenant en Australie, qu’est-ce qui t’as poussé à choisir ce pays
et qu’est-ce que tu y fais?

Pourquoi l’Autralie, car j’étais vraiment attiré par ce pays, cette culture , ces paysages, la vie à l’australienne … et surtout la possibilité de pouvoir obtenir un Working Holidays de 1 an dans un pays anglophone, sachant que mon anglais était nul. J’ai principalement travaillé pour un gros groupe français « Sofitel » et maintenant je suis un petit restaurant français pour gagner et économiser pas mal d’argent.

Trouver du travail à l’étranger en étant un cuisinier français, est-ce si facile?

Trouver du travail en étant cuisinier est un jeu d’enfant , il m’a fallu 1 heure sur Brisbane pour recevoir 3 appels positifs pour un « try »,  mon entourage de cuisinier aussi, il y a 100 % de chance de trouver du travail dans la journée de recherche pour une seule bonne raison : la cuisine est parmi les métiers où  il y a le plus de turnover, en Australie et partout dans le monde. C’est à dire que beaucoup de cuisiner démissionnent ou se font licencier  pour de multiples raisons. Ne tombons pas dans la caricature non plus mais d’après mon expérience, c’est un phénomène très visible. Pour info notre activité est aussi très dure avec des horaires allant de 50 à  80h par semaine souvent mal payées … Bref, la restauration telle qu’on l’imagine !

Maintenant l’Australie, que comptes tu faire ensuite?

Je pars le 15 novembre aux USA dans l’état d’esprit de poser mes valises : projet de mariage avec ma copine et cours de cuisine française . Nous allons nous installer a NYC. J’ai pour projet de donner des cours de cuisine française à domicile. En effet, après une petite étude de marché, je me suis rendu compte que  le marché est complémentent vierge, ce qui me laisse entrevoir une  lueur d’espoir.

Je vais commencer dans le pur amateurisme dans un premier temps, c’est à dire viser l’entourage de ma copine, ses collègues de boulot et donner un tarif dérisoire pour ensuite me faire de la pub. Si cela marche, je me développerai sur ce marché et pourquoi pas tenter de monter une plus grande entreprise. Bien sûr il me faudra beaucoup d’humilité vu que je ne connais pas ce domaine et de la patience. Je compte faire des extras pour subvenir à mes besoins.

Quelques conseils pour ceux qui s’intéresseraient à la cuisine à l’étranger?

cuisinier international
Le meilleur conseil que je puisse donner est de foncer ! Ne pas avoir peur ! Même si vous ne parlez pas anglais, nous sommes jugés pour nos qualités techniques et non sur  notre niveau d’anglais, malgré le fait qu’il faille quand même connaître le vocabulaire de cuisine qui est très similaire au notre. Les salaires en Australie en cuisine sont en moyenne de 20 $ de l’heure, où on propose des forfaits à la semaine qui vont de 500 $ pour un commis, 600$ chef de parti, 800$ sous chef, 1000 a 1500 $ pour une place de chef de cuisine dans un petit restaurant ( je généralise bien sûr, mais c’est en gros ce qui se donne ici ) ! Pour les USA c’est à peu près comparable aussi !

Merci beaucoup à Jérémy d’avoir répondu à mes questions !

Pour résumer, cuisinier n’est certainement pas un métier facile, le monde de la restauration étant assez difficile à vivre, mais il offre par contre des opportunités partout dans  le monde ce qui permet de réaliser n’importe quel projet comme le fait Jérémy !

Des questions sur ce métier qui peut vous faire travailler à l’étranger? Qu’en pensez-vous? Commentez !

Le métier de cuisinier est vraiment dur je l’avoue mais c’est un magnifique passeport pour pouvoir voyager et travailler sans trop de difficultés.

Australie Etats-Unis

7 commentaires

  1. Bonjour ,suis a la recherche des contacts dans le domaine de la marée,poissonnerie ,je possède une très belle expérience de 15 ans.
    Cordialment

  2. C’est clair que les métiers de bouche (cuisinier, pâtissier et boulanger), sont un sésame à l’international, plus que certain autre corps de métier 😉
    Forum expatriation Articles récents…Forum ExpatMy Profile

  3. Effectivement le plus dur est d’oser ! Bon article

  4. Bonjour j’aimerai avoir des conseil pour partir travailler à l’étranger en tant que cuisiner. Merci

  5. Bonjour je suis apprenti mon père qui est cuisinier à voyager mais pas autant que vous et en lisant votre article cela donne très envie de voyager .

  6. Chef de partie avec un « e » c’est mieux!

  7. Bonjour, cuisinier depuis 29 ans , je pense que les gens voient ce métier avec un œil mal renseigne. Je m’explique , la cuisine de mamie c’est bien sympa mais là on parle de journee de 12 à 15 heures de travail , pas de vacances , dans toutes les brigades il y a des sympathies et des animosités et l’on vis ensemble.se faire accepté et reconnaître n’est jamais évident et il arrive que l’on ne se trouve pas à sa place. C’est le plus beau métier du monde mais aussi l’un des plus dur tant physiquement que mentalement. J’ai personnellement vu des dizaines de cuisiniers partir et revenir déçu voir dégoûter de ces expérience. Donc un conseil peser le pour et le contre , si votre bagage technique est solide foncer , on ne vie qu’une fois mais si vous partez en vous disant je bricole un peu en cuisine et ca ira ….la c’est loupé . Je ne veux dégoûter personne mais mes divers expériences m’ont appris que l’on a rien pour rien et l’hôtellerie offre mais demande aussi beaucoup et souvent de manière ingrate. Bon courage à vous

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